Il faut avouer que depuis Incassable, on n'avait
pas croisé Bruce Willis en couverture d'un magazine de
cinéma. Comme cette année Première accueille
les anciennes gloires des 90's voire 80's, Bruce Willis a donc
succédé à Kurt Russell (remis au
dégoût du jour par Quentin Tarantino) et Sylvester
Stallone (qui avait fréquenté la couve pour le
sympathique revival de Rocky Balboa) sur la une de l'illustre
magazine. Une couve pas franchement explosive, mais à la
décharge de la rédaction, la star est taquine quant
aux photos qui circulent sur elle, et veille à ce qu'aucune
image qui ne répondent pas à ses critères ne
circule. Et les goûts de Bruce Willis ne sont pas
forcément ceux des directeurs artistiques.
Bref l'ex moitié de Demi prend donc la
pose et répond aux questions du magazine, qui avait eu la
permission, tout comme Ciné Live, de visiter le plateau,
à la condition express de 1/ ne pas croiser la star et 2/ au
cas où ça arriverait, de ne surtout pas lui parler.
Cette fois, le magazine a eu la permission (pour le remercier de la
couverture). Et vu le tempérament du garçon,
plutôt peu amène envers les journaleux, mieux vaut
prendre ses précautions quand on pose une question. Du coup,
la prudence est de mise. Derrière le discours langue de bois
- euphémisme - et teinté de patriotisme - bis - le
Bruce nous apprend quand même que c'est autour d'un
barbecue organisé par Harvey Keitel qu'il a demandé
à Tarantino de penser à lui pour Pulp Fiction, que
feu sa tante détestait le voir jurer dans le premier Die
Hard, et qu'il aimerait bien faire le remake d'un film d'Alain
Delon sous la caméra de Florent Siri, le réalisateur
français (Nid de guêpes et bientôt L'ennemi
intime) qui l'a dirigé dans Otages, et qui lui a fait
découvrir la star. Là, on n'est pas
pressé.
Pour le reste, signalons le portfolio post
cannois de l'excellent photographe Marcel Hartmann (voir son
site, www.hartmann-marcel.com), qui voit
ici publiée une grosse quinzaine de photos prises
durant le festival pour presque autant de pages. Du bel
ouvrage.
Dans un autre registre, rigolote, l'enquête
sur les cinéphiles qui ont fui les salles. Que sont-ils
devenus ? Pourquoi ont-ils déserté les salles ?
L'idée est marrante, dans l'air du temps, et le
traitement idoine.
Le reste du magazine, lui, est dans la norme et
traite l'actu : passent donc à la casserole Marjane Satrapi
pour son Persépolis (mérité)
récompensé à Cannes, Natacha Régnier,
Bashung, et Magimel, qui publie ses photos de vacances sur le
tournage de L'ennemi intime. Vous me direz qu'entre le Bruce Willis
de Die Hard 4 en couverture et les sujets intérieurs, il y a
un gouffre. Et vous aurez raison ! Le temps des belles
résolutions de la nouvelle formule semble bien
éloigné...